Certains écrivent pour entrer dans la légende, moi j'cherche juste à enterrer cette putain d'voix qui me hante.

Certains écrivent pour entrer dans la légende, moi j’cherche juste à enterrer cette putain d’voix qui me hante.
Phares effrayés, et marées crevées. La vie est morte ici, maman. J'mors même les innocents maintenant. Qu'ils se plantent leur portable dans leur cortex ambulants, qu'ils s'enfoncent dans leur crane leurs télécommandes crades, leur GPS et toutes leurs fringues branchées, et leur bijoux bien brillants du sang africain. Qu'ils s'étouffent dans leur bic mac, qu'ils se noient sous leur pétrole, qu'ils se greffent une boite de vitesse dans le cul, une pile dans les poignets, comme ça ils pourront gentiment imploser aux plus profond d'leur frénésie, et d'leur soif du Travail. Intermittent de la labeur, j'évite de faire de l'effort une fierté ou un devoir.

J'croque les coquelicots urbains, et j'ai du bitume sous les molaires. L'ère sécuritaire puise son essence dans l'ambiance délétère. Voilà, on préfère resté sous son parapluie, bien à l'abris et idéaliser ce que l'on se refuse. Tu peux avoir la plus belle des franges, le plus glamour des rouges à lèvres, au fond, tu restes d'la bile et d'la fange. Et moi j'me casse, les fesses sur la selle de ma bicyclette, j'm'en vais parcourir le monde.

Plages enneigées, et albatros prisonnier. Je suis venu ouvrir ta cage, mais toi t'as préféré y rester, putain mais pourquoi ? Fétus, aurais-tu rejeté les gants en plastique d'la sage-femme quand la lumière des néons y traversait l'utérus d'ta génitrice, et te criait : « sauves-toi » ?

Sauves-toi, aujourd'hui j'te le crie, sauves-toi !
# Posté le mardi 15 janvier 2008 14:55
Modifié le mardi 15 janvier 2008 15:30

Faussaire schizophrène, je falsifie la merde en poussière d'étoiles brunes.

Faussaire schizophrène, je falsifie la merde en poussière d’étoiles brunes.
C'est trop tard pour le tarmac, maquerelle de coeurs écornés. On décollera qu'sur cette couette crade, jonchée de vestiges d'jouissances blanches. En quête de sublime, on est grotesque. Et sous les néons clignotants du métro parisien, bourdonne les mouches d'ta folie épluchée. Nyctalopes, on baise en public sans que personne ne nous voit. On fracasse l'équation du temps, les cars d'idées étriquées, et tout autour d'nous d'pauvres friqués rances, toujours en manque de fringues étiquetés d'prix surélevés, dansent, et s'tordent sur leur propre sens.
À l'orée des ordures, gesticulent les clowns sinistres qui rêvent d'auréoles comme d'une entrée en piste. Comprends ou non, on s'est débranché d'ta bulle électrisée. Nos corps sont d'uranium, notre passion est nucléaire, c'est le moderne rouge. Rouge du sang d'nos paternels, qu'on a éviscéré en ce lundi gris. Gris, c'est la couleur du lit d'notre nuit, qu'on crève à chaque coup de hanches. Nos chromosomes sont Kurt Kobenisés, et à chaque aube on s'suicide, l'un dans l'autre, pour renaître, en phénix sans capotes.

J'veux pas revivre l'humiliation, mais mon horizon fond comme une dent au fond d'un verre de coca cola. Dis-moi qu'avec moi tu t'amuses ma muse, parce qu'y a plus d'chaloupe de sauvetage dans c'putain d'radeau d'la méduse. On s'creuse un p'tit nid douillet, s'y tapper quelques douilles de weed, on plane à la dérive, et on s'ramasse dans l'ciel mauve, tout se meut et s'émeut. Poing dans la ligne.

# Posté le vendredi 11 janvier 2008 21:17
Modifié le samedi 12 janvier 2008 00:09